Sous les vents d'horizon

Ainsi les feuilles se détachent des branches, Ainsi les mots coulent de la plume : Un à un, au gré du vent

Le masque et la fontaine

Maintenant l’imitation traverse la surface du cauchemar.
Elle se répand.
Imitation d’homme, imitation de vie, visage suspendu au-dessus de la fontaine aveugle ;
La dissimulation du vide sous une façon d’âme, une façon de sentiment,
Un sourire imité parce que l’on ne sait pas d’où viennent les sourires,
Une larme imitée comme aux yeux des statues penchées sur le flot du temps
Où tout semble un mauvais rêve,
Où l’eau qui coule entre les doigts ne semble pas exister,
Où l’on ne sait pas
Quel visage imitait la surface de pierre.

Eternité

La rivière glisse
Sur la blancheur d’une lune
Qui coule en aurore
Blanche et boréale
Nuit cascade de lueurs
Toute alternée d’ombre
Où se glisse l’eau
Goutte à goutte sur la toile
Tirée dans le ciel
Ne finissant pas
De bruisser, blanche et obscure
En son lit aveugle
L’oreille tendue
La nuit vide, pure et pleine
Murmures d’hier

Abricots

Soir rouge d’octobre
Je n’avais pas remarqué
Ces abricots mûrs

Le tilleul

J’ai cueilli les graines d’un beau tilleul qui vivait près de mon chemin. Mais les graines étaient sèches ; friables, légères, mortes.

Enterrant ces graines
Je ne puis m’empêcher de
Rêver qu’elles poussent

Lever

Demi-soleil comme
Une lune rouge comme
Des feuilles d’érable

Multiple chemin
Des feuilles au vent d’automne
Nouures des rêves

Calme

Le rouge et le bleu
Se balancent doucement
Vitre dépolie

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