Sous les vents d'horizon

Ainsi les feuilles se détachent des branches, Ainsi les mots coulent de la plume : Un à un, au gré du vent

Abricots

Soir rouge d’octobre
Je n’avais pas remarqué
Ces abricots mûrs

Le tilleul

J’ai cueilli les graines d’un beau tilleul qui vivait près de mon chemin. Mais les graines étaient sèches ; friables, légères, mortes.

Enterrant ces graines
Je ne puis m’empêcher de
Rêver qu’elles poussent

Lever

Demi-soleil comme
Une lune rouge comme
Des feuilles d’érable

Multiple chemin
Des feuilles au vent d’automne
Nouures des rêves

Calme

Le rouge et le bleu
Se balancent doucement
Vitre dépolie

Ne sachant ce que je faisais là

Un pas hors d’ici
Le ciel de ma solitude
Froid comme la nuit

À ceux qui meurent loin de nous

De tristes pensées
Lorsque cernée de nuages
S’efface une étoile

Mourants que l’on ne voit plus
Fenêtres donnant sur rien

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